•  DÉBAT SUR LE LOGEMENT

    En France, plus d'un cinquième de la population est concernée par un problème de logement ; dont quatre millions de personnes mal logées ou privées de domicile et douze millions d’autres qui voient leur situation fragilisée par la crise du logement. Les travailleurs sociaux du secteur associatifs (Croix Rouge, Emmaüs, Secours Catholique, collectifs de Maraudes, etc.) ou des délégations d’Etat (CCAS, EDS, etc.) sont quotidiennement au contact de ces personnes en vulnérabilité logement, tentant de leur apporter une réponse sociale, très souvent dans l’urgence. Cependant, dans de nombreuses situations, il existe également une réponse juridique à ces problématiques, mais cette dernière est parfois difficile à appréhender du fait de la multiplication des textes (le DALO, la loi ALUR, la loi MACRON, etc.) et de sa non maitrise par les bénévoles associatifs. On vous propose, en préambule à ce débat, de vous présenter la pléiade d’instruments juridiques liés à la défense des droits au logement pour tous, leurs implications et leurs limites. 

    Par ailleurs, si les discours en faveur du « Logement d’abord » laissaient croire à sursaut de conscience, les actes posés depuis sont plutôt inquiétants : coupes dans les APL, ponction massive sur le secteur HLM, diminution des subventions aux foyers de femmes, etc. Pourtant la mise en œuvre d’une vraie politique de « logement d’abord » ne peut que s’inscrire dans une politique du logement plus vertueuse et volontariste afin de lutter contre l’éradication du sans-abrisme.
    Face à ce sans-abrisme, de nombreuses associations et différent.e.s acteurs-trices de terrain s’évertuent à tendre la main aux sdf : maraudes sociales, aide à la recherche d’emploi, revalorisation de la personne, etc. A l’instar de la Fondation l’Abbé Pierre, qui soutient depuis des années des expérimentations en France et à l’étranger montrant que l’approche du « Logement d’abord », qui consiste à orienter directement les personnes sans domicile vers un logement autonome, est plus efficace et plus digne que les parcours chaotiques au sein du système d’hébergement d’urgence.

    En parallèle, les récents drames de l’incendie de l’immeuble précaire d’Aubervilliers ainsi que l’effondrement de plusieurs autres sur Marseille, nous rappellent, s’il le fallait encore, que le mal-logement fait courir de graves risques, parfois mortels, pour la sécurité et la santé des occupants. Ces accidents soulignent aussi le rôle des marchands de sommeil, lesquels ont été désignés par le gouvernement comme une priorité de lutte, notamment à travers le renforcement de l’usage de la confiscation des biens immobiliers utilisés par ces derniers (dans le cadre du projet de loi ELAN). 
    Cependant, de trop nombreuses personnes en difficulté d’accès au logement, se retrouvent à n’avoir d’autre choix que de contracter un abri auprès de logeurs-exploiteurs de la misère sociale, qui en plus de leur proposer un logement à prix extravagant dans des conditions indignes (toilettes à l’extérieur, pas de douche, manque d’hygiène, etc.) peuvent aussi devenir des oppresseurs (chantage, refus de fournir les attestations de loyers, etc.).

    Nous vous invitons à débattre sur ces aspects divers et variés de l’accès au logement pour tous, et de voir comment celui-ci peut aussi être un levier d’ouverture aux droits communs, notamment pour les personnes étrangères discriminées (roms, sans papiers, etc.). Plusieurs interventant.e.s issu.e.s du monde associatif viendront témoigner de leurs expériences de terrain. Des personnes en vulnérabilité logement partageront leurs inquiétudes, leurs stratégies de survie, et leurs espoirs.
    Enfin, les participant.e.s et intervenant.e.s seront invité.e.s à réfléchir à des pistes d’actions communes pour renforcer la dynamique des luttes et préventions pour l’accès et la stabilisation au logement digne, et plus généralement, pour la défense des Droits.

    Le programme :

    • Aspects généraux sur la question du logement en France : La « crise » et ses conséquences. Par Jean Frouin, du groupe de travail logement de la LdH Nationale.

    • L’Hébergement d’urgence et ses limites. Par Alain Mejanes, Croix rouge-Créteil.

    • Le logement indigne (rapport de la Fondation Abbé-Pierre). Par Linda Bouifrou, géographe et coordinatrice du collectif d’association LA CABANE.

    • L’accès au logement comme levier d’accès aux droits communs, le cas des populations roms. Par la LDH Créteil/Maisons-Alfort.

    • Des actions et des pistes de solutions et d’inclusion.
    - Les Maraudes associatives, de la débrouille à l’entraide citoyenne. Par Dorothée Franck Luquet, Présidente Maraudes du Cœur et Susanna Pinto et Catarina Lopes pour le collectif Cabane et le programme « TpT » de l’association S.A.I.D.
    - Projet « Agence immobilière solidaire » par Rachida Kabbouri, Association 2L (Lumières et Libertés), Choisy le Roi.

    Conclusion :

    Comment travailler ensemble pour renforcer nos compétences et l'efficience des luttes communes.

    Réservation conseillée. Pour LDH/ La cabane des associations : 07 63 00 69 02 (Linda).

    *Pour le repas partagé, apportez ce que vous voulez/ pouvez, en privilégiant les aliments végétariens pour convenir au plus grand nombre. Merci !


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    Merci de nous contacter : 07 63 00 69 02

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