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Vous pouvez retrouver la vidéo de notre interview sur Franceô
(Emission du15/02, de la 20ème à la 34ème minute).
Et l'interview du directeur, Kailash Bhatt,
de la MAISON DE LA MARIONNETTE A DELHI : Projet INDERejoignez-nous sur facebook : ici

L'association S.A.I.D a pour but de lutter contre la pauvreté, les discriminations et les exclusions dans les bidonvilles de Delhi en s'adressant à tous les habitants de ces espaces sans distinction de caste, de religion, de sexe, d'âge ou d'origine géographique.
L'objectif de notre ONG est d'inciter et de promouvoir, par une approche participative et dans le cadre d’un développement équilibré et un travail en équipe (entre habitants, associations locales, pouvoirs publics, chercheurs et activistes), les potentiels existants au sein de ces communautés afin de mettre en place des activités socio-culturelles et économiques permettant une meilleure qualité de vie des habitants.
Pourquoi avons nous choisi la capitale indienne pour mener nos actions ?-
New Delhi fait la chasse aux pauvres
Ville hôte, en 2010, des Jeux du Commonwealth, New Delhi entend changer d'image en dissimulant tous les signes extérieurs de pauvreté. Au prix d'un drame humain pour les 3 millions d'habitants des bidonvilles. -
Depuis le succès planétaire du film "Slumdog Millionaire" tourné dans des bidonvilles de Bombay, l'Inde est associé aux quartiers pauvres et aux enfants des rues. Au grand dam des autorités qui souhaitent offrir une nouvelle image du pays.
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Aussi, la capitale indienne a-t-elle mis en place un programme radical de transformation urbaine. Installations sportives, métro aérien ou complexes résidentiels de luxe, l'objectif est de faire de New Delhi une ville modèle pour les Jeux du Commonwealth qu'elle accueillera l'année prochaine. La cité s'est donnée un an pour devenir une mégalopole où la pauvreté, à défaut d'être éradiquée, resterait invisible...
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Le gouvernement promet une Inde sans bidonvilles en cinq ans
Par Antoine Corta | Aujourd'hui l'Inde | 07/06/2009
(De Delhi) Les bidonvilles auront-ils disparu des villes indiennes en 2014 ? C'est en tout cas ce qu'a promis le nouveau gouvernement de Manmohan Singh , qui veut faire de la lutte contre la pauvreté le cheval de bataille de son prochain quinquennat.Lors d'un discours devant les deux chambres du Parlement Indien qui marquait cette semaine le lancement de la quinzième assemblée indienne (Lok Sabha), la présidente de l'Inde, Pratibha Patil, l'a promis :
« Mon gouvernement va concentrer ses efforts dans la création d'une Inde sans bidonvilles d'ici 5 ans. »
Un des piliers de ce combat contre la pauvreté sera le programme Rajiv Gandhi Awas Yojana. Calqué sur le Indira Awas Yojana lancé en 1985, il doit permettre la construction de logements pour les basses castes et les populations tribales dans les zones rurales.
A travers cette initiative, le nouveau gouvernement vise également à venir en aide aux pauvres des villes en récompensant les Etats qui « font preuve de volonté dans l'allocation de titres de propriétés » aux habitants des bidonvilles, selon le Times of India. La présidente l'a assuré :
« Plus d'un million cinq cents mille maisons pour les pauvres sont actuellement en construction. »
Le « développement inclusif », pour en finir aussi avec la malnutrition
Autre initiative ambitieuse destinée aux pauvres annoncée par la présidente : le National Food Security Act qui vise à palier la malnutrition dans le pays. Une fois inscrite dans la loi, comme le souhaite le gouvernement de Manmohan Singh, cette mesure donnerait droit à 25 kilos de riz ou de blé (au prix de trois roupies le kilo) par mois à toutes les familles indiennes rurales ou urbaines vivant sous le seuil de pauvreté.
Ces programmes s'inscrivent dans la continuation du modèle de « développement inclusif » établi par le parti du Congrès et ses alliés après les dernières élections en 2004
Pratibha Patil a également annoncé la mis en place du très attendu Women's Reservation Bill , dans les cent prochains jours, selon le quotidien The Hindu. Cette loi rendrait obligatoire la réservation d'un tiers de sièges aux femmes au sein des assemblées nationales et régionales.
Rappelant qu'en élisant la coalition menée par le parti du Congrès les Indiens avaient exprimé un « rejet de la division et de l'intolérance », la présidente indienne a ensuite souligné les objectifs du gouvernement en matière de lutte contre les violences communautaire avec la mise en place d'une « comission pour l'égalité des chances ».
« L'harmonie communautaire sera préservée coûte que coûte. Le mandat donné à mon gouvernement est indisociable de la protection de la laïcité [de la société indienne] ».
A la lisière de la capitale indienne, un bidonville artificiel
le 30/7/2008 à 17h29 par Pablo Shankar
Dans le cadre du processus d’embellissement de New Delhi, des centaines de milliers de pauvres ont été expulsés et réinstallés dans d’immenses colonies artificielles, où les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Reportage à Bawana, un de ces camps de déplacés, situé à 40km de la capitale.Il y a quatre ans, lorsque vingt-cinq mille familles ont été installées à Bawana, à mi chemin entre ville et campagne, il n'y avait rien : ni eau potable, ni électricité, ni toilettes, ni écoles, ni services de santé, ni infrastructures de transport correctes. Sans possibilité de trouver des emplois localement, les déplacés devaient par ailleurs parcourir 40km pour rejoindre leur lieu de travail, à Delhi. Une catastrophe puisque les 20 roupies minimum que coûtent l'aller-retour en bus représentent environ 20% d'un salaire journalier.
Exemple parmi bien d'autres, Bawana reflète la longue histoire de New Delhi en matière d'expulsions des pauvres, transportés du coeur de la ville vers sa périphérie. Une politique lancée par les autorités dans les années 60, avec pour objectif annoncé de désencombrer le centre de la capitale et d'améliorer les conditions de vie des plus pauvres. Mais c'est surtout à partir des années 1990 que la tendance s'est accélèrée.
Lutte contre la pollution, sauvegarde de l'environnement et manque de place sont les raisons les plus souvent invoquées pour justifier les expulsions massives. Pour Hazards Centre, un centre de recherche spécialisé dans le développement et les questions environnementales, ces expulsions forcées seraient plutôt guidées par la volonté des autorités de transformer la capitale en ville de "classe internationale". Et par le poids croissant des classes moyennes qui, réunies en associations, signent des pétitions contre les bidonvilles, lesquelles trouvent un écho favorable auprès des autorités judiciaires.
Aujourd'hui, 90% des cent soixante mille personnes déplacées à Bawana vivent toujours au dessous du seuil de pauvreté, avec un revenu moyen de cent roupies par jour (environ 1,5 euro). Le système d'évacuation des eaux est catastrophique, les infrastructures de santé sont toujours inexistantes, et les abris faits de plastiques et de bambous sont souvent inondés pendant la mousson.
Pour autant, la situation s'améliore lentement. Désormais, Bawana compte en effet des commerce de proximité, quelques "cinémas" - des bicoques de quelques mètres carrés, à l'entrée payante, où les nouveautés sont diffusées en DVD -, quatre écoles, environ une pompe pour dix familles - avec de l'eau deux fois par jour -, et dix-huit toilettes publiques, gratuites pour les femmes et les enfants, et payantes pour les hommes (une roupie). Mais comme le rappelle Hazards Centre : "les toilettes sont toujours sales, généralement sans eau, ni électricité. Les femmes et les jeunes filles ne peuvent pas s'y aventurer la nuit même en cas de besoin urgent, car elles ne se sentent pas en sécurité".
Depuis 2007, des maisons en dur ont fait leur apparition, là où il n'y avait avant que des abris de fortune. Peintes en bleues, jaune ou rose pale, elle colorent un peu le paysage plutôt morne. Leur construction a été rendue possible par l'action d'associations comme Chetanalaya, dans le cadre de programmes de réhabilitation en partenariat avec des "self help group" (SHG), ou groupes de micro-crédit, gérés par les femmes. Ce système a notamment permis la construction de 240 maisons, à l'espace certes très réduit, mais oú les familles se sentent en sécurité.
L'association aide également les enfants à rejoindre le système scolaire et assure des formations professionnelles. "Nous voulons avant tout éduquer une génération, apprendre aux jeunes à lutter pour leurs droits. Peu importe le temps que cela prendra, c'est essentiel. Sinon on rendrait les gens dépendants, en leur fournissant simplement des infrastructures, sans rien derrière, comme le font les autorités politiques avant chaque élections", explique Ujagar Singh, le responsable local de l'association. "Il reste cependant beaucoup à faire, et toute aide est la bienvenue», conclut-il.
ASSOCIATION DE SOLIDARITE INTERNATIONALE
SLUMS ACTIONS IN DELHI
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